Le skipper

 

  • Jean-Pierre,  skipper sans diplôme parce que le papier ne supporte pas les embruns. Quelques années de régates,  une année en méditerranée en famille , une autre en Antarctique. Ingénieur physicien; parce que vouloir comprendre le monde t'amène quand même quelque part. A l'école on comprend que les philosophes ne t'éclairent pas beaucoup, il faut bien se tourner vers ceux qui expliquent au moins quelque chose et répondent aux questions d'enfants par des réponses adultes.

    Il a construit un premier bateau avec copain philosophe, le bon copain est parti avec. Qu'à cela ne tienne, il est allé chercher du pétrole pour payer le suivant.  Pour commencer, une paire d'années en Iran, pendant la révolution Iranienne en 79/80; puis une mission au Sénégal, un an en Casamance pour forer un puits sec à 20km du club-Med. Bonne  opération, puisque comme les Argonautes, il part chercher de l'huile, qu'il ne trouve pas et revient avec sa Pénélope. Ensuite,  trois ans en France qui permirent de fabriquer deux moussaillons (c'est pas le plus dur, cote mâle), de terminer Passage et de partir un an voir si l'Antarctique était si belle. (oui, et même plus). Voyage possible grâce à la gentillesse des Argentins.

  • Ensuite, retour dans le monde réel avec trois ans en Oman,  quelques années en Algérie entre les barbelés qui protégeaient les chantiers des fous d'Allah, un peu de Nigeria où les chantiers étaient envahis régulièrement par les villageois, les communautés comme on dit là-bas. 

  • Jean-Pierre pris en otage quatre fois et libères par la police opère ensuite entre le Tchad, l'Iran, l'Irak et la Sibérie afin de préparer des contrats; avant de retourner aux opérations au Nigeria encore. On le retrouve à négocier avec les poseurs de bombes le nombres de travailleurs fantômes nécessaires pour pouvoir forer sans occupation, au milieu du pays le plus corrompu de la planète qui s'enfonce inexorablement dans les anciennes rivalités tribales. 

  •  "Jean-Pierre a l'art de se sortir de situations dans lesquelles il n'aurait pas du se mettre". Mon mentor